Trois films mythiques pour redécouvrir Paris en été

Le Blog Lifestyle 4 juillet 2026 0

Quand les Parisiens désertent la capitale et que les rues se vident, Paris change de visage. Plus calme, plus lumineux, parfois mélancolique, la ville devient le décor idéal de récits où le temps semble suspendu. Des promenades d’Agnès Varda aux déambulations romantiques de Richard Linklater, en passant par le Paris presque désert d’Henri Verneuil, certains films ont su capturer l’essence de l’été parisien.

Voici trois œuvres à (re)voir lorsque la chaleur s’installe sur la capitale.

Cléo de 5 à 7 : Paris au rythme d’une attente

Réalisé par Agnès Varda en 1962, Cléo de 5 à 7 suit pendant près de deux heures une jeune chanteuse qui attend les résultats d’un examen médical susceptible de bouleverser sa vie.

Le film est devenu un classique pour sa manière unique de filmer Paris. La caméra accompagne Cléo dans les rues, les cafés, les parcs et les taxis d’une ville baignée de lumière. Le spectateur découvre un Paris vivant mais jamais écrasant, où chaque rencontre et chaque détour prennent une importance particulière.

Plus de soixante ans après sa sortie, le film conserve une modernité étonnante et offre l’un des plus beaux portraits de la capitale jamais réalisés.

Before Sunset : une promenade romantique dans la capitale

Sorti en 2004, le film de Richard Linklater réunit Ethan Hawke et Julie Delpy neuf ans après leur rencontre à Vienne dans Before Sunrise.

L’intrigue est simple : pendant quelques heures, les deux personnages se retrouvent à Paris et marchent à travers la ville en discutant de leurs choix de vie, de leurs regrets et de leurs souvenirs.

La force du film réside dans cette apparente simplicité. Les quais de Seine, les librairies, les cafés et les rues du Quartier latin deviennent le décor d’une conversation ininterrompue qui donne au spectateur l’impression de flâner lui aussi dans Paris par une fin d’après-midi d’été.

Rarement la capitale aura été filmée avec autant de naturel et de douceur.

Paris au mois d’août : le charme d’une ville désertée

Sorti en 1966, Paris au mois d’août de Pierre Granier-Deferre suit Henri Plantin, un employé de la Samaritaine interprété par Charles Aznavour. Resté seul dans la capitale pendant que sa famille est partie en vacances, il fait la rencontre d’une jeune Anglaise qui va bouleverser son été.

Au-delà de son intrigue sentimentale, le film fascine aujourd’hui par le portrait qu’il dresse d’un Paris presque irréel : des rues peu fréquentées, des commerces fermés et une ville qui semble suspendue le temps des vacances. Tourné dans de nombreux lieux emblématiques de la capitale, il offre une véritable capsule temporelle du Paris des années 1960.

Entre mélancolie, légèreté et nostalgie, Paris au mois d’août demeure l’un des plus beaux témoignages cinématographiques de cette époque où la capitale se vidait réellement de ses habitants chaque été.

Trois regards, un même Paris

Ces trois films n’ont ni la même époque, ni le même ton, ni le même style. Pourtant, chacun raconte à sa manière ce que Paris devient lorsque le rythme de la ville ralentit.

Le Paris introspectif d’Agnès Varda, le Paris romantique de Richard Linklater et le Paris déserté de Pierre Granier-Deferre composent ensemble une véritable déclaration d’amour à la capitale. Une invitation à lever les yeux, à marcher sans but précis et à redécouvrir une ville que l’on croit souvent connaître par cœur.

illustration : revusetcorriges.com

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